Arrêt 5620/24 — Ce que cela signifie pour vous
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Pour un conseil adapté à votre situation, consultez un avocat.
Points clés
- Dans l’arrêt 5620/24, la Cour suprême d’Israël a estimé que même un appartement acquis avant le mariage peut devenir un bien commun
- Les critères : remboursement conjoint du prêt immobilier, travaux de rénovation et comportement de copropriétaires — qui priment sur l’enregistrement formel au cadastre
- L’arrêt remet en cause le principe « ce qui est à moi reste à moi » et renforce la nécessité d’un contrat de mariage
- Vous pouvez signer un contrat même après le mariage — il n’est jamais trop tard pour protéger votre patrimoine
L’arrêt qui a bouleversé le droit de la famille
En juin 2025, la Cour suprême d’Israël a rendu un arrêt important dans l’affaire 5620/24, qui soulève des questions essentielles sur les biens acquis avant le mariage. Jusqu’à cet arrêt, on considérait qu’un appartement acheté par l’un des conjoints avant la noce était « à l’abri » — lui appartenant exclusivement, point final. Il faut souligner que cet arrêt reposait sur des faits précis : plus de 23 années de gestion commune du bien.
Qu’a décidé la Cour ?
Les juges ont appliqué la doctrine du « partage spécifique » (shituf spetsifi) — et non la présomption générale de communauté — et ont jugé qu’en l’espèce, un bien acquis avant le mariage pouvait être considéré comme commun, parce que le couple s’était comporté en copropriétaires durant de nombreuses années. Les critères examinés :
- Remboursement conjoint du prêt immobilier — si les deux conjoints ont remboursé le prêt depuis un compte commun ou des revenus partagés
- Travaux et entretien — un investissement financier significatif de l’autre conjoint dans le bien
- Comportement — si les deux parties traitaient l’appartement comme « le nôtre » et non « le sien »
- Enregistrement — même si le bien est inscrit au nom d’une seule personne, le comportement réel prime sur l’enregistrement formel
Pourquoi est-ce important ?
Jusqu’à présent, de nombreux couples se fiaient au principe « ce qui est à moi reste à moi ». Cet arrêt montre que, dans certaines circonstances — notamment en présence d’une gestion commune sur de nombreuses années — ce principe peut être contesté. Si vous avez acheté un appartement avant le mariage sans signer de contrat, et que vous avez géré le bien conjointement au fil du temps, votre conjoint pourrait revendiquer des droits sur celui-ci. Un contrat de mariage clair écarte cette incertitude dès le départ.
Want to find out how much you'll save?
Filling out the questionnaire is completely free. Full digital process in 15 minutes.
- 💰Save up to 90% — ₪599 vs ₪5,000–15,000
- ⚡Done in 30 minutes online
- ⚖️Optional Israeli prenup lawyer review — ₪499 add-on
Que devez-vous faire ?
Si vous n’êtes pas encore mariés
Signez un contrat de mariage avant la noce. C’est le moment le plus simple pour le faire — pas d’émotions négatives, pas d’historique, juste deux adultes qui posent des règles claires.
Si vous êtes déjà mariés
Il n’est jamais trop tard. Vous pouvez signer un contrat de mariage en cours d’union. L’accord protégera votre patrimoine à compter de la signature et pourra également régler le sort des biens antérieurs.
Si vous possédez un bien antérieur au mariage
Mentionnez-le expressément dans le contrat. Définissez ce qui se passe si vous le rénovez ensemble, ce qu’il advient en cas de vente, et qui obtient quoi.
En résumé
L’arrêt 5620/24 n’a « pris » l’appartement de personne. Il a simplement transmis un message clair : si vous n’avez pas défini à l’avance ce qui appartient à qui, le tribunal le décidera pour vous — et le résultat pourrait ne pas vous plaire.
Nobiru
Équipe éditoriale
צוות התוכן של Nobiru מורכב ממומחי משפט ישראלי, דיני משפחה ומיסוי מקרקעין. אנחנו כותבים תוכן מקצועי ונגיש כדי לעזור לזוגות להבין את זכויותיהם.